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La voie facile

Paysages 21/01/2016

Parfois, la voie devant nous se révèle trop simple

D’une évidence consternante.

Parfois, on serait tenté de questionner

Sortir du sentier

S’enfoncer entre les arbres clairsemés.

Parfois, on se souvient qu’on a déjà tenté tout cela.

Parfois, la voie devant nous est la seule voie que l’on n’a jamais osé suivre.

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Jour noir

Fragments 11/01/2016

Aujourd’hui, la forêt a été engloutie.

À l’instar d’une gangue de goudron, les ténèbres sont tombées sur le jour qui se levait à peine.

Tout là-haut, par delà les nuages sombres, luit désormais une étoile noire, plus brillante que toutes les autres.

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Isolé

Paysages 10/01/2016

Il peut arriver que l’on se sente isolé, en forêt. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, tant que l’on sait garder à l’oeil certains repères, pour nous ramener dans le sentier. Cela est valable en milieu urbain, également.

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Poésie du banal

Paysages 31/12/2015

Mes photos sont rarement spectaculaires. Au contraire, elles se veulent des fenêtres sur des choses souvent forts simples, mais qui pourtant marquent mon imaginaire. Sans explications, elles peuvent sembler mornes, sans intérêt pour bien des gens.

Comme je prends la majorité d’entre elles en milieu forestier, on y voit beaucoup d’arbres. J’ai des milliers de photos d’arbres. Cela me rappelle une blague par le Chat, de Geluck, qui dit : au Paradis, on passe l’éternité à se raconter ses souvenirs de vie. L’Enfer, c’est pareil, sauf que chacun a apporté ses diapos… Dans mon cas, c’est certain que je devrais aller tout droit en Enfer, avec ma collection d’arbres. Je serais un supplice de choix pour les autres.

À mes débuts, cela m’angoissait presque, lorsque je revenais de mes sorties avec des dizaines de photos, toutes plus semblables les unes que les autres. Qu’est-ce qui ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre? Pourtant, je n’ai jamais cessé. Je ne me lasse pas, car à mes yeux, ils demeurent tous différents, uniques, et leurs combinaisons dans un cadre photographique restent infinies. Parfois, une heureuse combinaison de ces différents éléments se trouve à exprimer assez fidèlement l’émotion ressentie, l’état d’âme du moment.

Je cherche à capter ce quelque chose d’indéfinissable qui se manifeste en moi, lorsque je déambule en forêt. Cette poésie du banal a quelque chose de rassurant, de zen, qui me sert de repère et me fait aimer la vie. M’aide à traverser les passages difficiles. Me réconcilie avec moi-même aussi. Par mes photos, j’essaie seulement de partager ce délicat état de grâce avec vous.

Je vous souhaite une superbe année 2016, remplie de ce qui vous fait vibrer, aussi simple cela puisse être.