

Beaucoup de photos, et des mots aussi!



Ce n’est qu’à mi-course
et avec assez de recul
qu’on devine combien la descente aussi
sera riche en périls capiteux
pièges viraux
lames d’acier
et peurs obscures…
Pour trop souvent avoir cherché
dans la précipitation une fuite
mille fois j’ai trébuché
cent fois je suis tombé.
Plus sûrement qu’une partition
mes cicatrices marquent la cadence
de l’histoire de ces échecs.
Qu’importent les blâmes.
N’ayant plus rien à cacher
je te libère vers cette mort certaine
dont nous rirons peut-être un jour
seuls dans un comique face à face.

Cette inertie dont on s’accuse
Feignant n’y pouvoir rien changer
Entretient à notre égard de sombres jugements
Regrets de ne jamais rien oser
Bousculer la routine
Défier la raison
Lâcheté entretenue
Ou paresse capiteuse
Qui dans le temps s’enlise
Jusqu’à notre dernier retranchement
Quand enfin on se décide
Toujours à l’heure la moins choisie
Désastre prévisible
Et on se surprendra ensuite longtemps
À regretter la langueur de l’attente
Qui nous aura conduit vers cet échec
À demi convoité
À jamais assumé.