
L'Hôtel-Dieu, à gauche, où j'ai eu à me rendre à quelques reprises pour visiter un proche, ces derniers jours... et les nuages bas au-dessus de la Saint-François. Je n'ai remarqué qu'après coup la présence de l'hôpital dans le cadre.

Ce fameux lave-auto à l'abandon, rue Conseil, et dont l'arche futuriste années 50 a toujours attiré mon regard.

Sous le soleil, même le glauque a du relief. Les points bleus par terre signalent le passage d'un corridor scolaire devant La Tigresse... Les traces de pneus, peut-être la présence d'amateurs de vitesse dans le quartier.
Depuis quelques semaines, le ciel de l’Estrie est meublé de nuages bas et sculpturaux qui font vibrer toutes les fibres de mon imaginaire. Malheureusement, entre le travail et les obligations de la vie courante, j’enrageais de manquer le passage de ces monuments vaporeux. Il y a quelques jours, je me suis résigné à composer avec la situation…
Ces trois photos ont été prises à main levée, tantôt par la fenêtre baissée, tantôt par le toit ouvrant, alors que je faisais le taxi à travers la ville pour permettre à mon fils de battre un record d’activités ludiques à caser dans une même journée. Heureusement pour moi, il y a tellement d’arrêts obligatoires à faire dans nos rues, que j’arrivais toujours à trouver une seconde ou deux pour prendre les photos en sécurité.
Ces clichés sont ce qu’ils sont : des sujets en apparence inintéressants, loin des attraits touristiques, et saisis au gré de parcours dictés par la vaste distribution géographique des amis de mon fils à travers le très étalé territoire sherbrookois. J’ai pointé ce qui captait mon attention, sans trop réfléchir, et c’est justement l’intérêt que je trouve à ces photos, en retrospective. Elles ne sont pas calculées. C’est une forme d’exercice de photographie automatique qui oblige à réfléchir hors du cadre, si je puis dire, une fois qu’on voit le résultat de cette collecte instinctive. Pour cette raison, je pense qu’elles ont droit de publication. Et vous?
really nice
Tout à fait d’accord! Je suis la même ligne de pensée que toi sur la façon de photographier “hors du cadre”. Un exercice de style que je trouve bénéfique et qui nous fait sortir du moule. Où les sempiternelles règles nous confinent dans des compositions un peu trop structurées.
La première image évoque une superbe journée d’été. Avec ton explication, elle prend une tout autre dimension, l’histoire s’allie à la photo, créant ainsi une profondeur qui nous touche.
J’aime le mouvement de la deuxième et l’angle inusité avec laquelle tu l’as saisie.
La troisième nous informe d’un quartier grouillant de vie… “Bar la Tigresse” je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait penser à une foire où l’on attire les gens avec des attractions bizarres. lol
Vive la spontanéité!
Et partout, de magnifiques nuages! :)