Je ne sais jamais trop si je dois me désoler ou rire de ces restaurants concepts qui mélangent dans leur décoration et leurs menus toutes sortes de cultures par le truchement de curieux raccourcis intellectuels. Ici, une franchise se disant Thaï par le nom, affiche en grand format le regard d’une geisha japonaise. Sur un autre mur, on voyait des lutteurs sumo, et au bar, on servait du saké. La cuisine au moins était relativement dans les normes. Je sais qu’ailleurs dans le monde, d’aucuns se permettent par exemple de mélanger la cuisine québécoise avec celle des cajuns, en un joyeux pot-pourri du folklore francophone en Amérique du Nord. Cette uniformisation culturelle est sans doute une évolution naturelle de la mondialisation. Les franchises de restaurants sont à mes yeux le fer de lance de cette tendance mondiale à cultiver la (con)fusion des genres et des cultures. Leur créativité ne connaît aucun tabou, au point que je choisirais sûrement d’en rire, si je ne soupçonnais pas les concepteurs de se complaire dans la facilité et la paresse intellectuelle.
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Trop marrant! Je ne sais pas quoi penser de ces concepts où la décoration devient hilarante. Peut-être ajoute-t-elle un brin de fantaisie dans nous journée passablement harassantes. La légèreté est une optique à considérer, vaut mieux en rire que de s’en offusquer. ;)
Côté technique, dis-moi Nicolas, as-tu pris la photo avec un appareil compact? Question de discrétion. J’adore ce genre de photo, mais je suis toujours mal à l’aise à prendre des photos devant public. Des trucs à me proposer? Tu pourrais écrire un billet là-dessus, je pense que plusieurs personnes seraient intéressés à te lire.
Bon mardi! :)
Héhé! Toi et soizicll ci-dessous allez être déçues sur ce coup là. :) Cette photo est une petite mise en scène, car je connais la personne qui est sur la photo. Les physionomistes se souviendront l’avoir déjà entrevue par le passé… Je lui ai demandé d’aller s’asseoir sous les yeux, car je les observais depuis ma place (d’où j’ai pris la photo) depuis le début du repas. Elle était la plus gênée des deux, car elle a eu à se lever devant les autres clients. Certains nous ont même offerts après de nous poser ensemble…
J’avais mon DSLR avec une grosse lentille grand angle Tokina 11-16 pas du tout discrète. Cela dit, j’aurais peut-être quand même pris la photo avec quelqu’un que je ne connaissais pas, mais en ce cas, je me serais arrangé pour attendre que son visage soit un peu plus caché et tourné vers la droite (sur la photo), par simple respect de l’anonymat. Ou alors, j’aurais simplement demandé à la personne. C’est vraiment selon le contexte. Parfois, je demande carrément aux gens avec un sourire (ce que j’ai fait par exemple lors de la visite de la boutique Fraîcheur et saveurs de Charlevoix, et devant le malaise de la propriétaire, je n’ai pas pris le portrait). Dans la rue, je prends plus au passage, en évitant dans la mesure du possible de mettre les inconnus trop en évidence au centre du cadrage. Il existe des dizaines de façons de faire des photos de rue sans enfreindre le respect à la vie privée.
Je crois que l’essentiel revient à se poser la question : est-ce que je respecte l’intégrité et l’image de mon sujet? Si la réponse est non, je ne prends pas la photo. Je n’ai plus le lien, mais j’ai lu un très bon billet à ce sujet d’un vrai photographe de rue, il y a quelques semaines. Si je le retrouve, je reviendrai le publier.
Merci pour l’information, Nicolas. Respecter les gens, je crois que c’est essentiel, je ne veux pas devenir opportuniste non plus.
J’ai téléchargé un e-book (gratuit) sur le sujet, voici le lien -> http://erickimphotography.com/blog/2011/07/download-going-candid-a-free-street-photography-e-book-by-thomas-leuthard/ Tu connais peut-être, ça semble intéressant.
Oui, il est dans les premiers résultats Google. Ce n’est pas lui que j’avais lu, mais ce qu’il propose est aussi très pertinent. Parlant de ebook, j’ai acheté celui-ci l’an dernier sur le photoreportage : http://www.enzodalverme.com/blog/2010/12/how-to-shoot-a-reportage-the-manual
Intéressant, et tu l’as aimé?
Tout à fait.
J’ai d’abord été attirée par le texte de ce billet ; je n’ai regardé la photo qu’ensuite. Je suis impatiente d’avoir une ou des réponses aux questions d’Anne Jutras ; moi aussi je bloque sur les photos devant public ou des portraits de passants.
Soizic.
Bonjour,
Tu peux lire ma réponse à Anne ci-dessus. :)
Génial, j’arrive avec un peu de retard et j’ai la réponse à la question que je me posais. Quant au sujet dont tu parles, je crois qu’il y a un amalgame sur beaucoup de choses actuellement pour faire recettes sans se soucier de ce qu’il en est réellement. Ça doit faire hurler certaines personnes et en satisfaire d’autres.
Par contre, j’aime beaucoup ta photo. Le noir et blanc lui va à ravir.