Je me souviens que pour prendre cette photo, en décembre dernier, j’ai dû me frotter à des ronces. L’emprise en question ici est bien celle qu’exerce le froid hivernal au Québec. On a beau se plaindre de ne plus avoir autant de neige qu’autrefois, le froid continue de façonner nos vies aussi sûrement qu’il peut créer ces magnifiques sculptures de glace.
Toujours debout
Je vais bien trois ou quatre fois par année au parc de Johnville. Chaque fois, j’y traîne mon appareil. Curieusement, je constate que je reprends pas mal les mêmes sujets, d’une saison à l’autre. Ainsi, je suis à peu près certain d’avoir déjà pris ce vieil arbre mort en photo. Par contre, c’est la première fois que je suis satisfait du résultat. La neige aide à souligner les contrastes.
Et coule le ruisseau
Au Parc écoforestier de Johnville, ce samedi. C’est au moment où j’ai voulu prendre cette photo que j’ai le plus regretté d’avoir laissé mon trépied dans la voiture. La couleur de l’eau était réellement dans ces teintes de brun-jaune. À gauche, dans la neige, on distingue des traces fraîches laissées par un petit animal.
Fissures
Il existe une expression anglaise parfaitement appropriée pour accompagner cette photo : Walking on thin ice (marcher sur de la glace mince, littéralement). En français, je suppose que la plus proche expression serait : « Marcher sur des oeufs ».
Cidre de glace
Pas de trucage, juste de beaux fruits mûrs bien saisis par le gel.
Entre deux
Entre deux rives, des marins en route vers une destination lointaine.
Congère
Cette photo, de même que celles des derniers jours avec les dunes et les bateaux, ont toutes été prises avec ma plus mauvaise lentille. Elle venait avec mon appareil lorsque je l’ai acheté. C’est une lentille acceptable comme passe-partout, mais elle démontre vite de sérieuses limites, notamment en vignettage. J’avais d’autres lentilles dans la voiture, mais l’idée de retourner par ce froid polaire m’a découragé. Ceci pour dire qu’il y a toujours un prix à payer quand on fait des compromis : chaque photo retenue dans cette série m’impose de laborieuses interventions de correction et d’ajustements, avant même de pouvoir envisager en tirer quelque chose d’acceptable.
L’air du large
Entre deux dunes, des remparts contre l’érosion.







