On retrouve à l’arrière de chez moi la plus laide des dalles de béton. Heureusement, elle est relativement discrète, car elle sert en fait de fondation à un patio de bois. Lorsque la neige fond ou que la pluie tombe à travers les planches au-dessus, la dalle se transforme en un charismatique miroir argenté.
La lumière diffuse vient alors y sculpter les moindres reliefs. J’ai souvent observé cette dalle par la fenêtre, en me disant que sa laideur n’a sans doute d’égale que son aptitude à accumuler la saleté.
Il y a quelques semaines, nous avons eu droit à une petite précipitation de neige qui a fondu quelques heures plus tard. De grosses gouttes tombaient à un rythme soutenu, dessinant de complexes fractales que je me suis soudain mis en tête de capturer, pour tromper l’ennui.
Le skate board vient quelque peu rompre l’harmonie de la suite, mais il demeure un élément important du décor, vu qu’il y traîne en permanence.











